Crédit immobilier : les nouveaux taux d'usure en vigueur au 1er juillet 2026
Découvrez les nouveaux plafonds des taux d'usure applicables aux crédits immobiliers à partir du 1er juillet 2026 et comprenez leur mode de calcul.
Ingénieur patrimonial, APR Patrimoine
L’accès au crédit immobilier est strictement régulé en France par le mécanisme du taux d’usure. Fixé par la Banque de France sur la base des taux moyens constatés lors du trimestre précédent, ce taux représente la limite légale maximale au-delà de laquelle un établissement bancaire n’a pas le droit de vous accorder un prêt.
L’avis publié le 26 juin 2026 a officialisé les nouveaux seuils applicables à compter du 1er juillet 2026.
1. Les nouveaux taux d’usure (à partir du 1er juillet 2026)
Ces plafonds s’appliquent aux crédits immobiliers ainsi qu’aux prêts pour travaux dont le montant excède 75 000 €. Le taux varie en fonction de la nature et de la durée de l’emprunt :
| Catégorie de prêt (immobilier et gros travaux > 75 000 €) | Taux d’usure applicable |
|---|---|
| Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans | 4,07 % |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans | 4,57 % |
| Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus | 5,29 % |
| Prêts à taux variable | 5,28 % |
| Prêts relais | 6,39 % |
Le cadre légal : Selon l’article L. 314-6 du Code de la consommation, est considéré comme usuraire tout prêt accordé à un taux global qui dépasse de plus d’un tiers le taux moyen pratiqué par les banques au cours du trimestre écoulé.
2. Qu’est-ce qui est inclus dans le calcul du taux (TAEG) ?
Attention, la banque ne compare pas simplement le taux nominal de votre crédit (le taux d’intérêt pur) au taux d’usure. La limite légale s’applique sur le TAEG (Taux Annuel Effectif Global).
Le TAEG représente le coût réel et complet de votre crédit. Il englobe obligatoirement :
- Le taux d’intérêt nominal du prêt.
- Les frais de dossier bancaires.
- Les commissions versées aux intermédiaires (comme les courtiers).
- Le coût de l’assurance emprunteur et des garanties obligatoires (hypothèque, caution).
C’est bien la somme de tous ces éléments, ramenée à un pourcentage annuel, qui doit impérativement rester sous la barre du taux d’usure fixé pour la durée de votre prêt.