Fiscalité 15 mars 2026

Déclaration d'impôts 2026 : pourquoi la vigilance est plus que jamais de mise

Entre automatisation partielle et nouvelles obligations déclaratives, la campagne fiscale 2026 s'annonce comme un parcours d'obstacles pour les contribuables avertis.


Alors que la campagne de déclaration des revenus 2025 va s’ouvrir dans quelques mois, un paradoxe s’installe : l’administration fiscale simplifie l’accès via le pré-remplissage, mais la réalité patrimoniale, elle, se complexifie.

Pour les cadres et dirigeants, valider sa déclaration en “un clic” est devenu une source d’erreurs coûteuses, tant en termes de sur-imposition que de risque de redressement.

Les pièges du “tout pré-rempli”

L’administration fiscale reçoit désormais les données de nombreux tiers (employeurs, banques, plateformes). Cependant, ces flux comportent des angles morts majeurs :

  • Revenus fonciers et LMNP : Les régimes réels nécessitent des reports manuels précis des liasses fiscales (2031/2033 ou 2044). Le pré-remplissage échoue souvent à intégrer correctement les amortissements ou les déficits antérieurs reportables.
  • Plus-values mobilières complexes : Les abattements pour durée de détention ou les cessions de titres de PME (art. 150-0 D) demandent une vérification humaine experte.
  • Crédits d’impôts : Emploi à domicile, rénovation énergétique… ces cases ne se cochent pas seules.

Une année charnière pour l’IFI

L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) continue sa mutation. La valorisation des biens immobiliers, notamment détenus via des sociétés (SCI, Holding), doit être actualisée avec prudence dans un marché immobilier contrasté selon les régions. La déductibilité de certaines dettes (notamment les prêts In Fine) reste un point d’attention surveillé par le fisc.

Notre recommandation

La déclaration de revenus n’est pas une simple formalité administrative, c’est l’acte final de votre stratégie patrimoniale annuelle.

Chez APR Patrimoine, nous préconisons une double vérification :

  1. Audit de cohérence : Vérifier l’adéquation entre vos revenus réels et les montants déclarés.
  2. Audit d’opportunité : S’assurer que toutes les options fiscales (frais réels, PFU vs Barème, quotient) ont été activées à votre avantage.